Économie

JO 2030 : Comment Nice a perdu les sports de glace au profit de Lyon

JO 2030 : Comment Nice a perdu les sports de glace au profit de Lyon

Il fallait voir, fin février, Renaud Muselier et Fabrice Pannekoucke, les présidents des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (Renaissance) et Auvergne-Rhône-Alpes (Les Républicains), balancer le drapeau olympique de gauche à droite dans le ciel des arènes de Vérone, le soir de la clôture des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Dans sa parka trois-quart sombre, M. Muselier exultait. Dans quatre ans, il réaliserait son rêve, « celui d’un enfant des montagnes, passionné de ski, de pulls rouges et d’horizons blancs », rappelait-il encore aux journalistes, le 1er juin : ramener les Jeux dans les Alpes françaises, et, pour la première fois, dans les Alpes du sud.

Les deux régions, qui avaient dû faire candidature commune et accepter 2030 plutôt que 2034 sur l’insistance du Comité international olympique (CIO), avaient minutieusement ficelé leur plan. Les disciplines, les médailles, les cérémonies étaient réparties, à l’unité près. Au Nord, la cérémonie d’ouverture, le ski alpin, le biathlon et le ski nordique. Le Sud accueillerait les épreuves acrobatiques dans le Briançonnais, et le pôle glace, la machine à cash des Jeux, irait à Nice, où se déroulerait aussi la cérémonie de clôture, sur la Promenade des Anglais.

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