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JO 2030 : « Une montagne de lumière » pour emblème des Jeux d’hiver dans les Alpes françaises

JO 2030 : « Une montagne de lumière » pour emblème des Jeux d’hiver dans les Alpes françaises

L’événement devait célébrer la lumière des sommets alpins. A la place, les cieux se sont déchaînés sur Briançon, jeudi 18 juin, déversant des averses orageuses sur la sous-préfecture haut-alpine, choisie pour révéler les emblèmes des Jeux olympiques et paralympiques 2030 (JOP) dans les Alpes françaises. Entourés d’athlètes, en activité ou non, comme les snowboardeurs Pierre Vaultier et Chloé Trespeuch ou le paraskieur Oscar Burnham, les organisateurs des JOP 2030 ont levé le voile sur ce qui incarnera leur projet pendant les quatre prochaines années.

Le graphisme se veut épuré, élégant, fidèle à la ligne qui a guidé Mathieu Sakkas, le directeur marque et image du Comité d’organisation des Jeux, dans le choix de l’emblème. Il est constitué d’un faisceau de huit traits d’épaisseur croissante et de couleur majoritairement bleu azur, figurant à la fois les rayons du soleil et la silhouette d’une montagne, avec l’inscription « Alpes 2030 » – accompagnée des anneaux olympiques – à la base du triangle ainsi formé.

« Nous voulions créer quelque chose de très esthétique avec la lumière pour matière première. Très rapidement s’est imposée l’idée d’une montagne de lumière », explique Mathieu Sakkas. Des dizaines de pistes ont été étudiées, écartées, retravaillées pendant plus de six mois. Au final, l’emblème retenu – conçu conjointement avec l’agence Saint-Lazare, un petit studio parisien de design graphique – représente plus particulièrement ces moments de la journée, à l’aube et au crépuscule, lors desquels la lumière inonde les sommets de cette teinte de rose et de rouge alpenglow si caractéristique des Alpes, bien connue des alpinistes. C’est pourquoi quelques touches vermillon ont été apposées à la base de l’emblème, comme pour représenter un soleil couchant.

« Quelque chose de très poétique »

« Nous avons été inspirés par la diffraction de la lumière dans les Aravis et aux Confins [sites de compétition en Haute-Savoie]. Cela a quelque chose de très poétique », observe celui qui fut chargé de la cérémonie de passation avec les organisateurs des JO de Milan-Cortina d’Ampezzo.

Mais alors, pourquoi ne pas avoir écrit « Alpes françaises 2030 » à la base de l’emblème ? Les équipes de Mathieu Sakkas ont testé la formule, « cela avait du mal à résonner », notamment à l’international. Ce sera donc « Alpes 2030 », mais au pluriel, pour rappeler que les Jeux se déroulent en France. « Pour la première fois, l’emblème des Jeux portera le nom d’un territoire et pas celui d’une ville », retient le Franco-Grec.

Autre première dans l’histoire des Jeux, l’emblème des Jeux paralympiques est complémentaire de son homologue olympique. Dans un jeu de forme-contreforme, d’ombre et de lumière, le graphisme pourrait s’enchâsser dans la « montagne de lumière » pour composer un carré. Les organisateurs veulent ainsi représenter dans moins de quatre ans le visage d’une montagne française « plurielle » et donc « universelle ». Un message se voulant positif alors que le projet des Alpes françaises 2030 a connu de nombreuses turbulences ces derniers mois. Jeudi, la météo est venue brutalement le rappeler dans le Briançonnais.

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