« Kill Bill. The Whole Bloody Affair », de Quentin Tarantino, revient dans les salles en version intégrale
Sept ans après Once Upon a Time… in Hollywood (2019), aucun nouveau film de Quentin Tarantino ne pointe à l’horizon, mais l’on pourra toujours se reporter sur Kill Bill, son célèbre quatrième long-métrage, qui revient en salle sous une forme alternative. Sous le titre Kill Bill. The Whole Bloody Affair, on trouvera la version dite « intégrale » d’un film connu pour sa structure en deux parties, sorties entre 2003 et 2004.
Cette mouture d’un seul tenant est aussi ancienne que le film : projetée en 2004 au Festival de Cannes, puis à l’occasion d’événements ponctuels, elle vaut pour le cinéaste comme version de référence. Sa sortie permet surtout de mesurer ce que la division originelle avait altéré : moins l’unité du récit que sa durée propre, sa respiration feuilletonnante. Elle vient ainsi, en un sens, réparer la coupure commerciale imposée par le producteur Harvey Weinstein, alors patron de Miramax.
Au-delà du simple retour d’un objet culte, revoir Kill Bill ramène à un âge pas si lointain et pourtant révolu du cinéma américain, cet âge maniériste de recyclage et d’exagération, dont Tarantino était apparu comme le paroxysme. En ce sens, Kill Bill appartient parfaitement à son époque, un récit de vengeance épique pensé comme une série B augmentée qui compilerait toutes les branches du cinéma d’arts martiaux.
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