La Cité internationale du cinéma d’animation ouvre enfin ses portes à Annecy
A Annecy, l’animation bénéficiait déjà de son festival international annuel. Il lui manquait un lieu d’ancrage permanent. C’est chose faite, depuis l’inauguration, samedi 20 juin, de la Cité internationale du cinéma d’animation, sise sur le site historique du Haras national d’Annecy.
Vendredi, quelque 300 écoliers du secteur ont étrenné la rutilante salle de cinéma en présence du père de Kirikou, le cinéaste Michel Ocelot. Car les pouvoirs locaux souhaitent, avec ce projet, faire le lien entre le grand public et « le troisième festival de cinéma dans le monde après Cannes et Berlin », s’est enorgueilli lors de son discours Antoine Armand, le maire (Renaissance) élu en mars.
Voilà fort longtemps que les Annéciens entendent parler de cette cité ! L’idée d’un lieu pérenne aurait même germé dès les débuts du festival dans les années 1960. Après la cessation de ses activités au milieu des années 2000, le Haras national construit au XIXe siècle pourrait accueillir la cité de l’animation. La municipalité engage alors un long projet de rachat et de réhabilitation sur trois ans. « C’est aussi un des chantiers dans lequel la ville d’Annecy a le plus investi ces dernières années », a rappelé l’élu. Le coût global supporté par la ville avec le soutien du département de la Haute-Savoie, de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Etat est estimé à 54,5 millions d’euros. Les administrés redécouvrent un lieu historique central de 3 hectares.
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