Culture

« Le Meurtre de Rachel Nickell », sur Netflix : seize ans d’enquête et d’erreurs aux conséquences funestes

« Le Meurtre de Rachel Nickell », sur Netflix : seize ans d’enquête et d’erreurs aux conséquences funestes

NETFLIX – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

NETFLIX – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

Le 15 juillet 1992, Rachel Nickell, 23 ans, est retrouvée morte dans le parc de Wimbledon Common à Londres, violée puis tuée de 49 coups de couteau, son fils de 2 ans, Alex, agrippé à elle. Il faudra plus de seize ans aux enquêteurs pour élucider cette affaire. Seize années jalonnées d’erreurs aux conséquences funestes, qui résonnent en France avec l’actualité judiciaire.

Fait rare, la plateforme Netflix propose deux traitements de ce crime particulièrement choquant et très médiatisé. D’abord, Sous ses yeux, fiction en trois épisodes de Rob Williams, en tête des séries les plus regardées de la plate-forme depuis sa mise en ligne le 4 juin, et l’exceptionnel documentaire Le Meurtre de Rachel Nickell, également en tête du box-office dans sa catégorie. Ce succès tient notamment à la présence – en plus des policiers, enquêteurs et scientifiques de l’époque – d’André Hanscombe, le compagnon de Rachel et père d’Alex. Barbu, coiffé d’une casquette, vieilli, il commente, explique, d’une voix apaisée et d’autant plus forte.

En prologue, sur une vidéo amateur, Alex, alors âgé de 3 ans, dessine dehors, face à son père. La gaîté apparente de cette scène percute le dialogue : « Le vilain monsieur, il enfonce le truc dans maman », dit-il. « C’est quoi le truc ? », demande le père. « Un couteau », répond Alex. Nous sommes le 16 juin 1993. Et pour la première fois, l’enfant s’exprime de lui-même sur le meurtre de sa mère.

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