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La FIFA examinera une nouvelle expansion de la Coupe du monde à 64 équipes avant le Mondial 2030, assure Gianni Infantino

La FIFA examinera une nouvelle expansion de la Coupe du monde à 64 équipes avant le Mondial 2030, assure Gianni Infantino

Ils partirent à 48, mais par un prompt rétrécissement, ils ne sont plus que quatre à une semaine de la finale. Mardi 14 et mercredi 15 juillet, la France, l’Espagne, l’Angleterre et l’Argentine disputeront les demi-finales de la Coupe du monde 2026 de football. Soit les quatre grands favoris du tournoi planétaire, au rendez-vous d’une édition élargie pour la première fois à 48 équipes. Pas de quoi réfréner les velléités d’expansion du président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino.

Dans un entretien au média suisse Bluewin, vendredi, le dirigeant italo-helvète a assuré que l’instance régissant le football mondial étudierait l’élargissement de la Coupe du monde à 64 équipes – soit l’incorporation de 16 nations supplémentaires – en vue de la prochaine édition du Mondial prévue en 2030. « Cette question sera certainement examinée et discutée au sein des commissions compétentes après cette Coupe du monde », a fait valoir Gianni Infantino, reprenant son antienne voulant que la compétition était « destinée au monde entier, pas seulement à l’Europe et à l’Amérique du Sud ». Un discours universaliste développé depuis qu’en 2017, l’extension à 48 équipes (contre 32 auparavant) a été entérinée par le Conseil de la FIFA, à l’instigation de son président, soucieux de consolider son assise électorale – et les revenus de l’instance.

« Chaque nation devrait pouvoir rêver de participer à la Coupe du monde. On constate que le niveau des équipes est extrêmement élevé et qu’il ne cesse de progresser partout dans le monde », a martelé le puissant dirigeant, sous pression depuis « l’affaire Balogun », quand le président américain Donald Trump a révélé lui avoir demandé de faire annuler un carton rouge de l’attaquant de Team USA – intervention niée par Gianni Infantino. « Si l’on ne donne pas aux plus petits pays la possibilité de participer à la Coupe du monde, ils n’auront plus la motivation de continuer à progresser. »

L’édition à 48 équipes, « une réussite à 100 % »

Aux yeux du patron de la FIFA, l’extension à 48 équipes et douze groupes inaugurée cette année a été « une réussite à 100 % ». Alors que 100 des 104 rencontres du tournoi planétaire ont eu lieu, et que rares ont été les matchs à sens unique – comme Allemagne-Curaçao (7-1) –, Gianni Infantino s’est félicité du « niveau élevé » de la compétition et que « des équipes de tous les continents ont marqué des buts et obtenu au moins un point ». A ses yeux, la présence de neuf équipes africaines (sur dix) en phase à élimination directe, contre cinq seulement à la Coupe du monde 2022, symbolise cette réussite. Mais le dirigeant de 56 ans omet de préciser qu’un tour supplémentaire, les seizièmes de finale, a été ajouté cette année, et que seuls le Maroc et l’Egypte étaient au rendez-vous des huitièmes de finale parmi les représentants du continent.

Plusieurs participants du Mondial ont critiqué la réforme, à l’image du sélectionneur du Ghana, Carlos Queiroz, qui a estimé qu’elle avait dévalorisé les qualifications et rendu le tournoi planétaire « ordinaire ». Organisé sur cinq semaines et trois pays (Etats-Unis, Canada et Mexique), la compétition s’annonce en revanche une réussite au niveau financier : la FIFA espère 13 milliards de dollars (11,2 milliards d’euros) de recettes pour le cycle 2023-2026.

La Coupe du monde 2030 se déroulera dans six pays et sur trois continents. Aux pays hôtes – l’Espagne, le Portugal et le Maroc – se sont ajoutés l’Uruguay, hôte du premier Mondial un siècle plus tôt (en 1930), l’Argentine et le Paraguay, pour un match chacun. Et la question d’une possible nouvelle expansion n’est pas nouvelle. En septembre 2025, une délégation de dirigeants d’Amérique du Sud en a fait la proposition à la FIFA, arguant que 64 équipes permettraient « d’unir le monde, ne serait-ce qu’une seule fois ». Il leur faudra d’abord unir le monde du football, divisé sur la question d’un tournoi qui verrait plus d’un quart des 210 sélections nationales masculines de la FIFA prendre part à la phase finale, à l’image du président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Aleksander Ceferin, qui avait fustigé en avril une « mauvaise idée ».

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