Culture

L’actrice Isabelle Adjani condamnée en appel à une peine réduite à dix mois de prison avec sursis pour fraude fiscale aggravée

L’actrice Isabelle Adjani condamnée en appel à une peine réduite à dix mois de prison avec sursis pour fraude fiscale aggravée

L’actrice de 71 ans Isabelle Adjani, rejugée pour fraude fiscale aggravée et blanchiment par la cour d’appel Paris, a été condamnée, mercredi 1er juillet, à dix mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 10 000 euros, soit une peine largement réduite, en comparaison avec celle prononcée en première instance.

L’artiste avait été condamnée, en décembre 2023, à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 250 000 euros d’amende pour s’être fictivement domiciliée au Portugal en 2016 et en 2017, avoir dissimulé une donation en prêt en 2013, et fait transiter une somme via les Etats-Unis en 2014.

« La sanction pénale est drastiquement diminuée », a estimé auprès de l’Agence France-Presse David Lepidi, l’un des avocats d’Isabelle Adjani, qui s’est dit « extrêmement soulagé » par l’arrêt de la cour d’appel, mais a toutefois annoncé se pourvoir en cassation.

« Je n’ai jamais rempli une fiche d’impôts »

La star, phobique administrative selon ses propos, avait dénoncé les agissements de l’un de ses conseillers fiscaux, qui avait promis de « remettre de l’ordre dans ses affaires ». « Faussement, comme tous les prédateurs que j’ai eu la chance de croiser sur ma route », selon l’actrice, qui s’était estimée, lors de son procès en appel au début d’avril, « punie d’avoir été volée » et « coupable d’être victime ».

« Je vais être honnête, je n’ai jamais rempli une fiche d’impôts. Et heureusement, car ça aurait été désastreux », avait plaidé Isabelle Adjani, en se défendant d’être « une voleuse ». Non sans émotion, elle s’était décrite comme une « proie idéale », « victime d’escroqueries successives » bien au-delà du cadre fiscal.

Dans une tirade à la barre, l’actrice aux cinq César s’était dite « dépourvue de cette capacité à “stratégiser” » une fraude fiscale : « J’en suis incapable, je ne sais pas compter, je m’en fous d’avoir quoi que ce soit. »

« Il est évident qu’elle était résidente en France avec une résidence non habituelle au Portugal », avait fait valoir Ralph Boussier, l’avocat de la direction générale des finances publiques. « C’est une personne qui a l’essentiel de ses centres d’intérêt en France, elle doit déclarer en France », avait-il conclu.

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