Culture

Le film d’animation « Le Dernier Souffle d’un yakuza » met en scène un gangster mélancolique rattrapé par son passé

Le film d’animation « Le Dernier Souffle d’un yakuza » met en scène un gangster mélancolique rattrapé par son passé

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Housenka, le titre original du film d’animation japonais Le Dernier Souffle d’un yakuza, tire son nom de la fleur de balsamine, un végétal qui symbolise l’explosion en raison de ses fruits qui éclatent pour propulser leurs graines. Une allusion aux feux d’artifice récurrents qu’Akutsu, le personnage principal, aperçoit depuis son nouveau foyer où il se met en ménage, au début du récit, avec une jeune mère célibataire. Mais aussi à l’explosion de la bulle économique au milieu des années 1980, période à laquelle se situe l’intrigue, et qui correspond aux meilleures années de ce yakuza trentenaire, qu’on retrouvera au crépuscule de sa vie, allongé sur sa paillasse en prison, pour en dresser le bilan.

C’est enfin la bascule intérieure de ce héros dont le quotidien de voyou de petite envergure prend une autre direction le jour où il choisit de tout faire pour sauver son fils adoptif en bas âge. Ce dernier, atteint d’une maladie rare, doit subir une greffe hors de prix. Le retournement est matérialisé par les éclats d’une violence, qui, jusque-là, ne faisait que couver. Otage d’un règlement de comptes entre clans de la pègre, Akutsu accepte d’être manipulé afin de récupérer le magot. Quitte à trahir le boss à qui il doit tout.

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