La menace masculiniste au programme du Parlement. Pour la première fois, un rapport d’information, rédigé par la délégation aux droits des femmes du Sénat, a été rendu public mercredi 24 juin, sur cette question. Ce texte très complet de 260 pages sur la « montée en puissance des réseaux masculinistes » illustre les inquiétudes croissantes suscitées par cette idéologie de plus en plus répandue, de plus en plus violente et touchant des hommes − et même des femmes − de plus en plus jeunes et nombreux.
Le masculinisme − le mot a émergé à la fin du XIXe siècle − est un ensemble d’idées et de valeurs assez anciennes (le patriarcat, le virilisme, les valeurs traditionnelles, etc.), remises au goût du jour à la faveur des nouvelles avancées des droits des femmes et des personnes LGBTQIA +, et en réaction au changement de paradigme induit par la vague MeToo. L’essor de ces discours s’inscrit « dans un contexte mondial plus large de backlash, dont les masculinismes sont une manifestation, et qui a pour objectif la remise en cause de droits conquis au prix de décennies de luttes collectives », note le rapport.
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