Culture

« Les Caprices de l’enfant roi » : quand Cyrano de Bergerac rencontre Molière face à la caméra de Michel Leclerc

« Les Caprices de l’enfant roi » : quand Cyrano de Bergerac rencontre Molière face à la caméra de Michel Leclerc

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Les vacances approchent, la température monte, l’esprit divague. Les Caprices de l’enfant roi, le nouveau film de Michel Leclerc, pourrait se recommander comme le coup de frais idéal du moment. Se détournant des comédies et drames contemporains qui font son ordinaire (du Nom des gens, en 2010, au Mélange des genres, en 2025), c’est à une fantaisie historique enjouée et pleine de charme qu’il nous convie cette fois sous les auspices d’une rencontre qui n’eut jamais lieu : celle de Cyrano de Bergerac et de Molière (1622-1673). Transport dans le XVIIe siècle donc, en 1651 et en pleine Fronde, où révolte parlementaire, barricades populaires et conspirations nobiliaires sont autant de forces qui visent à affaiblir la monarchie absolue durant la régence de la reine mère Anne d’Autriche et le gouvernement du cardinal Mazarin.

Prenant peur pour la vie de son fils, le futur Louis XIV, adolescent de 13 ans, orphelin de son père depuis 1643, Anne d’Autriche (Doria Tillier) mande D’Artagnan (Franck Dubosc) pour le mettre à l’abri. Ce dernier envisage de le confier à son ami bretteur et poète, Savinien Cyrano, dit « de Bergerac » (Artus). Au hasard d’une rencontre avec une troupe de théâtre aux abois, Cyrano trouve plus sûr d’intégrer avec le jeune Louis (Niels Hamel-Brochen), qu’il fait passer pour son neveu François, la compagnie itinérante de Molière (Nemo Schiffman).

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