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Les ambiguïtés de François-Xavier Bellamy, grand artisan du rapprochement entre la droite et l’extrême droite au Parlement européen

· Politics

Il y a des fake news qui donnent le sourire : quand, au mois de mai, un compte sur le réseau X a répandu la rumeur d’un ralliement imminent de François-Xavier Bellamy au parti d’Eric Ciotti, l’Union des droites pour la République (UDR), le vice-président de LR (Les Républicains) en a été averti par une flopée de messages, pas tous négatifs. Les deux hommes se sont appelés sur le ton de la camaraderie, et le maire de Nice a suggéré que l’idée ne serait pas mauvaise : « Au moins, ça te permet de mesurer l’enthousiasme que cela va susciter lorsque tu viendras pour de bon ! »

Ce temps viendra-t-il ? M. Bellamy s’en défend, soulignant sa fidélité à LR lorsque Eric Ciotti a rejoint le Rassemblement national (RN) en juin 2024, sans les moindres troupes. A l’extrême droite, en revanche, on est persuadé que l’incertitude ne repose plus que sur la date et l’heure. Avant le second tour de la présidentielle, ou après ? « Il ne suivra pas Edouard Philippe, se dit convaincu l’un de ses interlocuteurs à l’extrême droite. Il fait partie de ces gens qui poussent vers nous et qui, si une clarification se fait et que Bruno Retailleau rejoint Edouard Philippe, n’iront pas. La question sera : est-ce qu’il se tait, ou est-ce qu’il nous rejoint ? »

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