Culture

Les films à l’affiche : « La Chaleur », « Evil Dead Burn », « Dry Leaf », « L’Ecologie des sentiments »…

Les films à l’affiche : « La Chaleur », « Evil Dead Burn », « Dry Leaf », « L’Ecologie des sentiments »…

LA LISTE DE LA MATINALE

L’été des sorties cinéma étend au maximum l’éventail des styles et des genres. Avec La Chaleur, Stéphane Demoustier nous rejoue Crime et Châtiment entre adolescents délurés sur une plage des Landes, mêlant le soleil à la fatalité. Alexandre Koberidze, poète de la jeune garde géorgienne, repeint le monde en nuées de pixels dans Dry Leaf, tourné avec un téléphone Sony Ericsson de 2008, où un père cherche sa fille disparue sur des terrains de football. Et puis l’on pourra fuir la canicule quatre heures durant avec la version intégrale de Kill Bill : The Whole Bloody Affair qui nous replonge avec délices dans le grand carnaval cinéphile tarantinien.

À NE PAS MANQUER

« La Chaleur » : soleil de plomb

Sans tarder après le très réussi L’Inconnu de la grande arche (2025), Stéphane Demoustier nous propose, en plus modeste mais aussi bien vu, de camper quelques jours à la mer. La Chaleur – génie opportuniste du titre ! – se découpe dans la vive tradition française du film de plage. Le cinéaste prend alors le seul parti qui vaille : celui de l’épure, adaptant au passage le roman éponyme de Victor Jestin (Flammarion, 2019). Repartir à zéro, avec quelques jeunes inconnus, une façon de roman de formation, un squelette de polar.

Le héros, 17 ans, se nomme Marouane. Taiseux, timide, en polo, tout le contraire de son pote Noé, à l’affût du bon coup et confiant en son pouvoir de séduction. Ça part donc comme Laurel et Hardy adolescents, sauf que ça bifurque impromptu sur le commissaire Maigret. Un petit minet blond nommé Oscar, qui cherchait noise à Marouane, tombe par-dessus une balustrade et passe instantanément de vie à trépas.

Chaleur accablante. Cadavre pourrissant sous le sable. Remords cuisant. Et la beauté qui vient, le Graal, le message sacré tant attendu, la grâce et la résolution de tous les maux. Mourir à soi-même pour renaître tout autre : voilà l’adolescence. J. Ma.

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