Construit au IIᵉ siècle de notre ère, le théâtre antique de Palmyre (Syrie) a traversé le temps jusqu’en 2016, quand les soldats de l’organisation Etat Islamique l’ont pris pour cible et mis à sac. Quelques mois plus tôt, les mêmes avaient dynamité la statue du Lion d’Athéna, le temple de Bêl, l’arc de triomphe, plusieurs tours funéraires… Classés en 2013, comme l’ensemble du site de Palmyre, au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, ces trésors ne sont plus qu’un tapis de pierres.
La mémoire dont ils étaient dépositaires, pour autant, ne s’est pas entièrement évanouie. En partenariat avec l’Unesco, la société Iconem a pu les reconstituer sous forme numérique. Ils sont actuellement visibles dans le cadre de l’exposition « Patrimoines en résistance », à la Cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris, dans un petit film qui fait renaître de manière spectrale, surgissant au milieu de paysages dévastés, des architectures iconiques abîmées par des conflits armés récents : les bouddhas de Bamiyan (Afghanistan), le monastère de Kirants (Arménie), ensemble dont l’origine remonte au XIIIe siècle, qui s’est considérablement dégradé depuis le début du conflit avec l’Azerbaïdjan concernant le Haut-Karabakh, ainsi que deux quartiers de Gaza, que la guerre menée par Israël depuis le 7 octobre 2023, après les attaques du Hamas, a réduits en cendres.
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