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Lors des manifestations du 17 octobre, les forces de l’ordre dépassées par une mobilisation imprévisible : « Quelque chose a foiré, ce n’est pas concevable que des groupes puissent arriver si près de l’Elysée »

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Hôtel de ville incendié à Limoges, mairie de Marseille attaquée, quartier de l’Elysée sous pression… L’intensité des affrontements qui ont émaillé la journée de mobilisation de samedi 17 octobre a pris de court les autorités. Dans la nuit de samedi à dimanche, le premier ministre, Sébastien Lecornu, donnait un bilan provisoire de 1 200 interpellations, et déplorait 150 membres des forces de l’ordre blessés. Du côté des manifestants, aucun bilan consolidé n’était encore disponible, mais au moins un manifestant de 17 ans a eu la main arrachée par une grenade à Saint-Etienne.

Face à un mouvement dont l’engouement avait considérablement augmenté sur les réseaux sociaux ces derniers jours à la faveur de la mobilisation lycéenne, les services de renseignement peinaient à prévoir dans quelle mesure cette mobilisation se concrétiserait dans la rue.

A Paris, à Marseille, à Lyon ou à Bordeaux, les forces de l’ordre se sont parfois retrouvées en sous-effectifs, dépassées par un grand nombre de personnes prêtes à venir au contact. « On n’a pas sous-dimensionné le dispositif, on a eu affaire à une arrivée massive de casseurs et de pilleurs, qui ont agi par groupes, se sont dispersés et disséminés, et évidemment c’est beaucoup plus compliqué à contenir quand vous avez des groupes épars », s’est défendu le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, samedi en fin de journée.

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