Ni Vladimir Poutine ni Sergueï Lavrov, son fidèle ministre des affaires étrangères, n’ont publiquement commenté la défaite de Donald Trump et la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis, mardi 3 novembre. Mais, vingt-quatre heures après l’annonce des résultats, leurs porte-parole respectifs ont fini par faire passer le message officiel : rien n’a changé à Washington, et Moscou continuera de travailler avant tout avec le président américain, dont le revirement en faveur de la Russie doit mener à des « deals » commerciaux entre les deux pays.
« Le président Trump continuera d’exercer ses pouvoirs présidentiels et de mener sa politique étrangère. Tout le reste relève des affaires intérieures des Etats-Unis », a sèchement déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Nous espérons sincèrement qu’il poursuivra ses efforts de paix », a-t-il insisté, rappelant qu’une nouvelle série de pourparlers trilatéraux, entre la Russie et l’Ukraine sous l’égide des Etats-Unis, doit se tenir les 9 et 10 novembre à Abu Dhabi.
De son côté, la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova, a cherché à minimiser l’impact du rôle du Congrès, accusé de russophobie. « Il est important de ne pas oublier : ces dernières années, nous avons vu un Congrès où s’est formé un consensus anti-russe persistant pour saboter ouvertement les initiatives visant à une normalisation, même relative, des relations bilatérales », a-t-elle fustigé.
Il vous reste 71.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.