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Mobilisation du 17 octobre : des manifestations d’ampleur conclues dans le chaos

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Les organisateurs espéraient créer une dynamique d’unité de revendications autour de questions sociales en appelant à une grande manifestation, samedi 17 octobre. C’est une atomisation qui a eu lieu. En l’espace d’une journée marquée à travers le pays par une mobilisation d’ampleur mais, aussi, par des dégâts matériels, des violences et des pillages inédits, plusieurs mondes semblent s’être télescopés en France.

Répondant à un mot d’ordre concernant notamment « la vie chère », mais s’inscrivant dans la continuité du mouvement lycéen qui a démarré fin septembre, les manifestations de samedi avaient pour espoir de créer une « convergence des luttes » de différents groupes allant des « gilets jaunes » aux lycéens en passant par plusieurs corps professionnels, des responsables politiques de gauche et des formations syndicales.

Initialement né sur les réseaux sociaux, l’appel à manifester avait été relayé par les ‌syndicats lycéens qui se mobilisent depuis un mois pour obtenir de meilleures conditions d’enseignement. Dès l’aube, samedi, il s’agissait aussi d’observer si le mouvement des « gilets jaunes » allait renaître de ses cendres et faire jonction avec les lycéens, pour lesquels un nom de circonstances (« gilets jeunes ») avait déjà été trouvé. Le début de la journée, à cet égard, semblait hésitant. Aux points de rendez-vous à Paris, annoncés les jours précédents, des unités des forces de l’ordre empêchaient tout regroupement, notamment devant les gares. Le centre de la ville avait été déclaré interdit aux manifestations. Il était néanmoins l’objectif déclaré d’une myriade de petits groupes, guidés par des indications partagées sur divers réseaux sociaux.

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