Les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama ont infligé aux New York Knicks, lundi 8 juin, leur première défaite en quarante-six jours, et ont relancé le suspense dans les finales NBA en s’imposant 115-111 dans la mythique antre du Madison Square Garden (MSG). Battus à domicile lors des deux premières confrontations, les Texans sont donc revenus à deux manches à une dans cette finale qui se joue au meilleur des sept matchs.
Après deux rencontres décevantes qui ont grandement entamé les chances de titre, Victor Wembanyama a cette fois brillé et offert une performance complète avec 32 points, 8 rebonds, 6 passes et 3 contres dans un MSG Madison Square Garden hostile. Mais le public new-yorkais a aussi réservé ses piques à Donald Trump, présent dans l’enceinte et copieusement hué lors de son apparition sur les écrans au moment de l’hymne américain.
Sous les yeux du président républicain, la série de 13 victoires d’affilée des Knicks – la deuxième plus longue de l’histoire des séries éliminatoires de la NBA – a donc pris fin. Les New-Yorkais ont raté l’occasion de se rapprocher de leur premier titre depuis 1973, malgré les 32 points de Jalen Brunson – comeilleur marqueur du match avec Wembanyama – et les 28 points d’ OG Anunoby.
Du côté des Spurs, Stephon Castle (32 points) et De’Aaron Fox (12 points) ont inscrit des paniers décisifs en fin de match, permettant aux Spurs d’éviter d’être menés 3-0, une situation qu’aucune équipe NBA n’a jamais renversée dans toute l’histoire des playoffs.
Les Spurs ont trouvé la clé de la défense new-yorkaise
Si Victor Wembanyama a pu briller, c’est parce qu’il a enfin pu trouver des positions près du cercle, où il a fait bon usage de ses 2,24 m. « Wemby » a ouvert le score à la réception d’un « alley-oop », et multiplié ces paniers « faciles », les Spurs trouvant enfin la clef de la défense des Knicks. Dès le premier quart-temps, le joueur français de 22 ans a inscrit 9 points, marquant notamment d’un double pas avec la faute, de quoi mener 33-22.
Mais comme lors des deux premières parties, les Spurs ont peiné lors du deuxième quart-temps remporté 42 à 24 par des Knicks en mode tornade, avec leur meneur Brunson et Anunoby, excellent des deux côtés du parquet. Karl-Anthony Towns, à l’inverse, a été plutôt discret (11 points, 8 rebonds) après deux matchs impressionnants face à Wembanyama.
A la mi-temps, les Knicks menaient 64-57. Mais alors que l’écart n’a pas dépassé les 8 points dans le troisième quart-temps, les Knicks se sont compliqué la tâche en concédant beaucoup de fautes dès les premières secondes de l’ultime période, de quoi offrir de nombreux lancers aux Spurs.
Le Madison Square Garden s’éteint
C’est justement sur la ligne que Stephon Castle a eu les nerfs de plier le match avec deux tirs réussis à 6 secondes de la sirène, répondant à un tir à trois d’Anunoby qui avait lui-même répondu à un mi-distance important de De’Aaron Fox. Les mains des deux collectifs s’étaient jusqu’alors montrées tremblantes face à l’enjeu (3 sur 23 de loin en cumulé dans le quatrième quart-temps).
D’un alley-oop à une main et d’un contre autoritaire sur Landry Shamet, Wembanyama a aussi posé sa main sur les dernières minutes, lui qui avait rentré un tir très lointain annulé à la vidéo pour une faute d’un coéquipier.
A l’issue d’une fin de rencontre sous haute pression, les Texans ont réussi à éteindre le volcanique « MSG », qui attendait de recevoir un match de finale depuis 1999 et la défaite des Knicks contre les Spurs, déjà. La soucoupe de Manhattan, où l’avant-match a été rythmé par les sons de rappeurs new-yorkais (M.O.P, DMX, De La Soul), a évidemment pu compter sur ses célébrités (Jay-Z, Spike Lee, Timothée Chalamet, Ben Stiller, Larry David), accompagnées des glorieux anciens de la maison orange et bleue (Walt Frazier, Patrick Ewing, Latrell Sprewell).
Mais les Spurs devront répéter cette performance mercredi, toujours à New York, s’il veut complètement se relancer dans leur quête d’un sixième trophée Larry O’Brien.