La nouvelle ne va pas manquer de secouer la campagne électorale qui vient de s’ouvrir en Nouvelle-Calédonie, pour un scrutin provincial très attendu : les juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris ont rendu, vendredi 5 juin, une ordonnance de non-lieu général dans le dossier dit des « émeutes » de mai-juin 2024, qui avaient conduit au saccage de l’agglomération de Nouméa, et à la mort de 15 personnes, dont 12 Kanak, un Caldoche et deux gendarmes mobiles. Le parquet a dix jours pour faire appel.
Mis en cause, quatorze militants indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) se voient exonérés de toute responsabilité pénale dans les violences commises lors de cette éruption, la plus violente qu’ait connue le territoire depuis les années 1980 : Casimir Bolo, Donemwa Dianou, Louis Homou, Gilles Jorédié, Frédérique Muliava, Florenda Nirikani, Dimitri Qenegei, Christian Tein, Joël Tjibaou, Steeve Une, Guillaume Vama, Erwan Waetheane, Brenda Wanabo, Daniel Zikon. Ils avaient été mis en examen pour des faits criminels et délictuels commis en bande organisée, les faits de terrorisme ayant été écartés dès les débuts de cette instruction judiciaire ouverte en juin 2024.
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