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« On peut se débarrasser de son stress ici » : à Oakland, loin de la Coupe du monde, le « pouvoir du football » au service des réfugiés

· Sport

Deux mondes jouent au football sans se côtoyer dans la baie de San Francisco. Pendant que le grand monde – les « FIFA people » comme on les appelle parfois aux Etats-Unis – dispute le Mondial 2026, quatre petites équipes de l’agglomération californienne jouent un tout autre match, où il est question de leur intégration dans un pays qui ne les attendait pas. Leur siège est basé au croisement de deux rues d’un quartier sans charme d’Oakland, tout près de la célèbre université de Californie à Berkeley et très loin de l’opulence de la Silicon Valley, de l’autre côté de la baie. Ici, au 4521 Webster Street, une brève colonnade ocre précède l’entrée de l’International High School d’Oakland, un lycée où les élèves sont tous « des migrants ou des réfugiés », précise Felipe (il préfère ne pas donner son nom de famille), l’un des instructeurs-entraîneurs de l’école.

« Quand vous arrivez à Oakland et que vous ne parlez pas anglais, on vous dirige vers cette école », précise celui qui occupe une double fonction : gestionnaire de cas et entraîneur de football. Le lycée qui l’emploie accueille en effet une association tournée vers un football charitable et généreux, Soccer Without Borders (« football sans frontières »), établie dans trois pays et dont le siège est à Baltimore (Maryland). Lui-même dirige l’une des quatre équipes présentes dans l’établissement, qu’il a baptisée Internationals Football Club. Les élèves sont répartis en fonction de leur âge dans trois autres formations, Lotus FC-U17 (moins de 17 ans), Belugas FC-U19 (moins de 19 ans) et Copa Unidos FC. Toutes ont disputé cette année une Ligue des champions locale.

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