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Coupe du monde 2026 : Didier Deschamps appelle les Bleus à « être le plus efficace possible » face au Maroc et repousse les polémiques autour de l’arbitrage

Coupe du monde 2026 : Didier Deschamps appelle les Bleus à « être le plus efficace possible » face au Maroc et repousse les polémiques autour de l’arbitrage

Place aux choses sérieuses. Alors qu’elle semblait toujours un cran supérieur aux adversaires qu’elle a affrontés, l’équipe de France masculine de football s’attaque à un gros morceau : le Maroc, jeudi 9 juillet, en quarts de finale du tournoi. Une sélection qui fait « partie des très bonnes équipes, donc il faudra être très performant », a reconnu le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, mercredi, à la veille de la rencontre, qui se jouera à Foxborough, près de Boston (Massachusetts). Une certitude : après le duel « dans le cambouis », pour reprendre les mots du coach, face au Paraguay, au tour précédent, les Français s’attendent à un match plus ouvert face aux Lions de l’Atlas, qui, comme ses joueurs, « aiment avoir le ballon, attaquer, marquer des buts ». La clé de cette opposition ? « Etre le plus efficace possible offensivement et de l’autre côté aussi [en défense]. C’est un rapport de force », a-t-il résumé.

Comme d’habitude, Didier Deschamps a appelé ses protégés à la vigilance, d’autant plus que les Marocains seront revanchards après leur défaite face aux Bleus (2-0) en demi-finales du Mondial 2022 au Qatar. Même si la France a obtenu cinq victoires en cinq matchs dans cette édition 2026 et qu’elle apparaît comme une des grandes favorites pour le sacre, pas question de s’emballer. « Qu’il y ait de la confiance oui », mais de « l’euphorie, jamais, surtout pas », a-t-il souligné. Avant d’ajouter avoir « beaucoup de respect » pour un adversaire confirmé qui compte de nombreux grands joueurs – comme Achraf Hakimi, le latéral droit du Paris Saint-Germain ou encore Brahim Diaz, milieu offensif du Real Madrid. « Ils ne sont pas là par hasard », a insisté le sélectionneur, rappelant que les Lions de l’Atlas sont notamment arrivés en finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations en début d’année.

Lors de sa conférence de presse, Didier Deschamps est aussi revenu sur le choix de confier l’arbitrage de ce quart de finale à l’Argentin Facundo Tello et quatre de ses compatriotes. « Je pars du principe qu’il y a des désignations, on ne peut rien y faire et je fais en sorte de faire confiance aux arbitres », a-t-il balayé. « Il y a toujours des décisions qui peuvent amener à discussions », a-t-il poursuivi, mais son seul adversaire jeudi sera « le Maroc ». « Je ne vais pas considérer l’arbitre comme un adversaire, il est là pour appliquer le plus justement possible les lois du jeu », a conclu le sélectionneur. Lequel a tout de même glissé au passage : « J’espère que M. Tello et ses assistants seront aussi bons que M. Letexier et les siens. » Une référence à la désignation du Français, François Letexier, pour le huitième de finale entre l’Argentine et l’Egypte, mardi (3-2), qui avait beaucoup fait parler au sein des supporteurs de l’Albiceleste.

Le carton jaune de Michael Olise maintenu

Pour ce choc au sommet contre le Maroc, les Bleus seront quasi au complet. L’incertitude concerne la présence d’Aurélien Tchouaméni, touché à la cuisse et forfait pour le match contre le Paraguay le 4 juillet. Alors que le milieu de terrain du Real Madrid a continué son « travail individualisé » lundi et mardi, « il va mieux » et « participera peut-être à la séance d’entraînement » mercredi, a détaillé Didier Deschamps. Reste à voir s’il sera suffisamment remis pour débuter la partie.

Autre élément important : le carton jaune reçu par Michael Olise face au Paraguay n’a finalement pas été annulé malgré la demande en ce sens de la Fédération française de football à la Fédération internationale de football. Le joueur avait reçu cette sanction par l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev pour une altercation avec le Paraguayen Matias Galarza, mais les images montraient clairement qu’il n’avait pas touché son adversaire. La décision de l’instance internationale signifie donc que le meneur de jeu français pourrait manquer une éventuelle demi-finale, s’il prenait un nouvel avertissement face aux Marocains.

Après quasiment un mois aux Etats-Unis, Didier Deschamps s’est par ailleurs félicité de la bonne condition physique de ses hommes, mesurable, dit-il, grâce à l’aide des « datas ». Il ne veut, en revanche, toujours pas entendre parler de la fin de sa carrière de sélectionneur. Alors qu’il quittera son poste à l’issue du Mondial, après quatorze ans passés à la tête des Bleus, le sélectionneur s’est refusé à imaginer que la rencontre face au Maroc puisse être sa dernière. « C’est gentil de penser à ça, mais moi, je n’y pense pas du tout », a-t-il rétorqué à un journaliste, qui l’interrogeait sur le sujet. Pour l’instant, le Basque assure n’être focalisé que sur le quart de finale. En espérant que « ça se passe bien ».

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