Déjà cibles faciles et habituelles du monde du football, les arbitres affrontent de nouvelles tempêtes lors du Mondial 2026, déclenchées par plusieurs décisions surprenantes, voire contestables, de la Fédération internationale de football association (FIFA). L’affaire Folarin Balogun est sans nul doute la plus critique et la plus médiatisée, présentée comme un « désaveu » pour l’ensemble du corps arbitral et une « remise en cause de son autorité » par plusieurs observateurs avisés de la FIFA et dirigeants du football mondial, sollicités par Le Monde.
Expulsé lors du seizième de finale remporté par les Etats-Unis contre la Bosnie-Herzégovine (2-0), le 2 juillet, l’attaquant américain n’aurait pas dû disputer le match suivant contre la Belgique. Il a pourtant été aligné lors de cette rencontre après une décision rarissime de la commission de la FIFA, qui a commué sa suspension ferme en suspension d’un match avec sursis le 5 juillet. Le seul précédent date de 1962. Peu avant, le président des Etats-Unis Donald Trump avait appelé le patron de l’instance, Gianni Infantino, pour lui demander un « réexamen » de la sanction. A ce stade, la corporation des arbitres n’a pas réagi.
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