Procès de la loge maçonnique Athanor : des peines allant jusqu’à 30 ans de prison ont été requises
A procès « d’envergure », selon l’expression de l’avocat général Nicolas d’Hervé, réquisitions à l’avenant. Devant la cour d’assises spécialement composée de Paris, deux jours d’audience, lundi 6 et mardi 7 juillet, ont été nécessaires au magistrat et à sa collègue Annabelle Philippe afin de livrer leur vision de la tentaculaire affaire Athanor, du nom de cette loge maçonnique au cœur d’une improbable officine criminelle. Mardi en fin d’après-midi, ils ont requis des peines allant de 18 mois de prison avec sursis à 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de 19 des 22 accusés. L’acquittement a été demandé pour trois d’entre eux.
Avant d’arriver à leurs conclusions, les avocats généraux ont d’abord tenté de décrypter comment l’entente entre deux « frères » francs-maçons de la loge Athanor – Frédéric Vaglio, un ex-journaliste fasciné par l’espionnage et les sociétés secrètes, reconverti dans la communication puis l’intelligence économique, et Daniel Beaulieu, un policier retraité du renseignement intérieur – a pu aboutir à la concrétisation de « contrats » tous plus illégaux les uns que les autres. Et comment, en activant leurs réseaux et avec « une approche utilitariste et dévoyée de la maçonnerie au profit d’intérêts personnels économiques et de pouvoir », ces deux « associés » sont arrivés à monter une « PME du crime ».
Il vous reste 78.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.