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Présidentielle 2027 : les militants socialistes approuvent largement le projet du parti

Présidentielle 2027 : les militants socialistes approuvent largement le projet du parti

Les militants socialistes ont approuvé à 83 % le projet du Parti socialiste (PS) pour le XXIe siècle, qui a vocation à être ensuite porté par le candidat qui représentera le parti en 2027. Ce document « renouvelle le socialisme à l’aune des défis de ce siècle et place la liberté, individuelle comme collective, au cœur de ses propositions », explique la direction dans un communiqué rendu public vendredi 26 juin.

Les militants − dont le nombre n’a pas été communiqué par la direction − ont voté jeudi, entre 17 heures et 22 heures, dont une partie par vote électronique, une première pour le PS.

Le PS, qui s’entre-déchire sur la stratégie pour la présidentielle, notamment sur l’idée d’une primaire, n’a toujours pas de candidat pour 2027. Un conseil national doit trancher mardi la question, qui sera posée en juillet aux militants socialistes, dans l’espoir de sortir de l’impasse.

Le projet, rédigé sous l’égide de l’eurodéputée Chloé Ridel et nourri par un tour de France, plus de 200 auditions, des centaines de contributions de citoyens, de parlementaires et d’élus, avait été présenté en avril, avant d’être amendé par les militants. Pour Mme Ridel, ce projet réidentifie le PS « comme une gauche radicale de gouvernement ». Il affirme que le modèle de la social-démocratie doit « être dépassé ».

Smic à 1 690 euros net, taxe Zucman

Parmi les centaines de mesures, non chiffrées, le PS veut rehausser le smic à 1 690 euros net, instaurer la taxe Zucman de 2 % sur le patrimoine des fortunes de plus de 100 millions d’euros et créer un « impôt sur les grandes successions ». Il prévoit d’abroger la réforme Borne sur les retraites et de conserver un régime par « répartition », avec une durée de cotisation de quarante-trois annuités, réductible en fonction de la pénibilité et des carrières hachées, et un âge légal de départ ramené à 62 ans.

Sur l’immigration, le PS veut aussi une régularisation par le travail. Il propose aussi de ramener le nombre d’élèves par classe à 19, et d’intégrer 50 % de représentants de salariés dans les conseils d’administration des entreprises.

Les amendements des militants ont rajouté quelques idées nouvelles, comme une peine d’inéligibilité pour les personnes condamnées pour injures raciales et propos à caractère raciste et discriminant et une taxe dissuasive pour éviter les multipropriétaires de logements dans les grandes villes.

Le texte appelle aussi à la lutte contre « le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ». Ce dernier terme a fait débat en interne, mais a été maintenu, a reconnu Mme Ridel, qui précise que « l’islamophobie renvoie à la haine des musulmans et non pas à la critique d’une religion ».

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