Pétrole : les cours renouent avec leurs niveaux d’avant la guerre au Moyen-Orient
La paix n’est pas encore complètement scellée entre les Etats-Unis et l’Iran mais la détente est nette sur les marchés pétroliers. Les cours de l’or noir ont renoué, jeudi 25 juin, avec leurs niveaux d’avant la guerre au Moyen-Orient. Dans la matinée, le baril de brent pour livraison en août est tombé sous les 72 dollars (environ 63,40 euros), un cours inférieur aux 72,48 dollars affichés à la clôture le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.
D’autres références sont aussi en recul, comme le West Texas Intermediate (WTI) américain ou encore le « dated brent », qui reflète le prix du pétrole physique au jour le jour. La baisse des cours traduit l’afflux de pétrole en provenance du Moyen-Orient, alors que le trafic s’accélère dans le détroit d’Ormuz depuis le protocole d’accord signé entre les Etats-Unis et l’Iran le 17 juin.
Ce répit marque une nouvelle étape après plusieurs mois de bouleversements pour les marchés pétroliers au cours desquels le baril de brent a approché les 120 dollars. La flambée des cours a pourtant été moins dramatique que certaines prévisions initiales, notamment grâce à la baisse des importations de la Chine – premier acheteur mondial – et au déstockage massif de réserves d’urgence un peu partout autour du globe. La réouverture du détroit d’Ormuz laisse désormais entrevoir un scénario inverse à celui redouté au début du conflit : une offre supérieure à la demande, au moins à court terme.
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