C’est l’un des volets les plus sensibles du projet de rachat de SFR. Alors que Patrick Drahi s’est accordé, le 6 juin, avec ses concurrents, Bouygues Telecom, Orange et Free, pour leur vendre son groupe entre 20,35 milliards et 21 milliards d’euros, les syndicats redoutent que des milliers de salariés perdent leur emploi à l’issue de l’opération. Le lancement, mercredi 24 juin, de la procédure d’« information et de consultation » des comités sociaux et économiques de l’opérateur au carré rouge par le trio d’acheteurs ne les a guère rassurés.
Benoît Torloting, Nicolas Thomas et Jérôme Hénique, les directeurs généraux respectifs de Bouygues Telecom, Free et Orange, se sont rendus au siège d’Altice France, la maison mère de SFR, dans le 15e arrondissement de Paris pour présenter aux syndicats leur projet, qui prévoit qu’ils se partagent les 25 millions de clients et les actifs de SFR, et surtout leur préciser combien des 8 000 salariés du groupe seront repris.
Pour tenter de les rassurer, le trio avait déjà promis, le 6 juin, qu’il garantirait « un emploi à l’ensemble des salariés » jusqu’au début de 2029. Un « engagement inédit », avait vanté Thomas Reynaud, le directeur général d’Iliad, la maison mère de Free, lors d’une conférence de presse le 8 juin, censé illustrer la volonté d’accompagner cette « transition » de « manière responsable ».
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