La séance de lundi s’annonce houleuse, et Jean-Luc Gleyze, le président du département de Gironde (PS), aurait préféré y couper. Mais voilà : en mai, la chambre régionale des comptes a rejeté le budget voté quelques semaines plus tôt par le conseil départemental. En cause, un déficit réel bien plus massif qu’affiché.
Le 8 juin, à Bordeaux, l’élu va donc devoir affronter à nouveau ses opposants et faire adopter un budget corrigé pour 2026. Puis repasser devant la chambre régionale des comptes. Car le plan de redressement du département sera désormais suivi de près, de très près, par les magistrats régionaux. Une sorte de tutelle qui n’en porte pas le nom.
La crise en Gironde ne surgit pas de nulle part. Rien à voir avec la Charente, un département solide qui, en 2025, n’avait pas été en mesure de voter son budget dans les délais légaux à cause de bisbilles politiques et avait dû céder provisoirement les rênes de ses finances à l’Etat. En Gironde, les comptes sont dans le rouge. De tous les départements français, c’est celui dont la situation budgétaire se révèle la plus dégradée.
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