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Retraites complémentaires du privé : entre syndicats et patronat, des négociations clés pour l’avenir du paritarisme

· Politics

Cette fois-ci, l’enjeu ne se limite pas à de simples pourcentages. Mercredi 14 octobre, les syndicats et le patronat, qui cogèrent la caisse de retraite complémentaire du privé Agirc-Arrco, se rencontrent afin d’essayer de s’entendre sur la revalorisation des prestations, pour la période allant du 1er novembre jusqu’au 31 octobre 2027. Si les discussions sont infructueuses, comme en 2025, les pensions de 14 millions de personnes seront à nouveau gelées. Au-delà de cette retombée pénalisante pour le pouvoir d’achat d’une partie de la population, un échec instillerait le doute sur la capacité des organisations de salariés et d’employeurs à piloter les dispositifs dont elles ont la charge.

Pour déterminer le quantum de la hausse, les acteurs sociaux doivent se conformer à des règles très précises et un peu complexes inscrites dans des accords nationaux interprofessionnels. Elles prévoient de tenir compte de l’évolution des prix et du « salaire moyen par tête ». A partir de ces indicateurs, un champ des possibles est délimité, avec une valeur minimale et une valeur maximale. Mercredi, l’augmentation qui doit être décidée, pendant un conseil d’administration de l’Agirc-Arrco, ne peut pas être inférieure à 1,2 % ni excéder 1,9 %. L’exercice consiste donc à arrêter un chiffre entre ces deux bornes.

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