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« Riz amer » et « Pâques sanglantes », deux classiques du néoréalisme italien, signés Giuseppe De Santis, de retour en salle

· Culture

Giuseppe De Santis (1917-1997) eut une part active à la fondation du néoréalisme, l’école de la Libération italienne, comme critique puis scénariste (il participa à l’écriture des Amants diaboliques de Luchino Visconti). Devenu cinéaste, il signa également quelques fleurons du mouvement, dont les deux plus connus, Riz amer (1949) et Pâques sanglantes (1950), sont à redécouvrir en salle en versions restaurées.

Le néoréalisme n’était pas fait d’une seule pièce, et face aux grandes tendances, entre Roberto Rossellini (Rome, ville ouverte, en 1945) et Vittorio De Sica (Le Voleur de bicyclette, en 1948), De Santis représente une troisième voie formaliste, volontiers spectaculaire. D’obédience marxiste, le cinéaste se montre tiraillé entre deux influences : d’un côté, une tendance à la gravure soviétique, de l’autre, une quête d’efficacité à l’américaine.

Riz amer, énorme succès populaire de l’année 1949, présente un sujet social, mais avec les moyens d’une superproduction. Chaque année, les travailleuses saisonnières du nord de l’Italie affluent par convoi dans la plaine du Pô pour planter et récolter le riz. On les appelle les mondine et elles se divisent en deux catégories : les officielles, prises sous contrat, et les clandestines, qui tentent de s’imposer – une rivalité orchestrée par les grands propriétaires qui les exploitent d’autant plus.

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