L’ultime exploit n’aura donc pas eu lieu pour Maja Chwalinska. La 114e joueuse mondiale a été battue, samedi 6 juin, en deux sets (6-3, 6-2) et 1 h 22 de jeu par la Russe Mirra Andreeva, tête de série no 8, en finale de Roland-Garros. Issue des qualifications, la Polonaise de 24 ans, avait réalisé un parcours miraculeux, et entamé ce dernier défi en tenant tête à la favorite. Mais le vent et l’enjeu, trop forts pour la gauchère, ont tourné en faveur de son adversaire, plus expérimentée et en contrôle.
La Sibérienne, demi-finaliste des Internationaux de France de tennis en 2024, puis éliminée en quarts lors de l’édition 2025 par la Française Loïs Boisson, soulève donc sa première coupe Suzanne-Lenglen et décroche le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière naissante. A 19 ans, 1 mois et 7 jours, Mirra Andreeva est devenue, samedi, la plus jeune vainqueure porte d’Auteuil, depuis Monica Seles, âgée de 16 ans, en 1990. Et la troisième la plus jeune sacrée en Grand Chelem depuis le début des années 2000, derrière Maria Sharapova à Wimbledon en 2004 (17 ans et 76 jours) et Emma Raducanu à l’US Open en 2021 (18 ans et 302 jours).
« Un très grand rêve de remporter ce tournoi »
« Félicitations à Mirra, tu es une joueuse incroyable, a salué Maja Chwalinska, acclamée par le public du court central, après la rencontre. Tu es tellement jeune et talentueuse, c’est vraiment énervant ! Bravo à toi et à ton équipe, vous avez fait un super travail, tout le meilleur pour l’avenir. » Et d’ajouter, sourire aux lèvres : « J’aurais aimé vous offrir un meilleur match, mais Mirra était trop forte pour moi, c’est de sa faute… »
« Tu es une adversaire très coriace, je ne voudrais pas avoir à rejouer contre toi », lui a répondu la vainqueure du jour, après avoir rappelé les « trois semaines absolument incroyables » de la Polonaise sur la terre battue parisienne.
« C’est un très grand rêve de remporter ce tournoi, et j’ai du mal à me rendre compte que j’ai ce trophée dans les bras », a poursuivi Mirra Andreeva. Après avoir remercié les ramasseurs de balles, les volontaires, les organisateurs et son équipe, la Russe a tenu à adresser quelques mots – dans la langue de Molière – aux spectateurs : « Je vous remercie pour aujourd’hui et ces deux semaines magnifiques à Paris. C’est très important pour moi. Merci beaucoup pour votre soutien depuis le premier jour. »
Lui restait encore à témoigner sa gratitude envers une personne et non des moindres, elle-même : « Enfin, je veux me remercier. D’avoir cru en moi-même, d’avoir toujours donné 100 % même quand c’est dur. D’essayer tous les jours de m’améliorer en tant que joueuse et que personne, de me battre contre mes démons. Il n’y a que moi qui sais à quel point c’était dur, et à quel point j’étais nerveuse lors de cette quinzaine. Donc merci à moi-même. »