Jean-Sébastien Bach
Variations Goldberg
Geoffroy Couteau (piano).
Jean-Sébastien Bach
Variations Goldberg
Geoffroy Couteau (piano).
Ces dernières années, le nom de Geoffroy Couteau a été indissociable de celui de Johannes Brahms dont il a enregistré toutes les œuvres pour piano. Après l’écoute de « ses » Variations Goldberg, il ne fait aucun doute que le pianiste de 47 ans constituera également une référence pour Jean-Sébastien Bach. Aérien ou massif selon les exigences de l’écriture, le jeu de Geoffroy Couteau conjugue profondeur et fantaisie dans un subtil parcours du cycle de Bach. Trente et une Variations déployées entre deux énoncés de l’Aria qui leur sert de matrice originelle. Trente et une nuances d’esprit dans l’interprétation à la fois poétique et virtuose de Geoffroy Couteau. Esprit entreprenant (Var. 1), joueur (Var. 2), sportif (Var. 15), aventurier (Var. 25) voire frondeur (Var. 30), pour s’en tenir à quelques jalons d’une version d’anthologie. Pierre Gervasoni
Queens of the Stone Age
Perfecth
Queens of the Stone Age
Perfecth
Josh Homme n’a plus rien à prouver, ses états de service parlent pour lui : à la tête des Queens of The Stone Age, une des formations heavy rock les plus adulées des années 2000, ou jadis guitariste des pionniers stoner Kyuss (1987-1995). Durer tout en se réinventant dignement, tel est le mantra du natif de Joshua Tree (Californie) sur ce neuvième album, déroutant aux premiers abords. Perfecth emprunte une surprenante voie feutrée, dans le prolongement acoustique du mini-album live Alive in the Catacombs (2024). Plus charismatique que jamais à l’âge de 53 ans, l’icône du desert rock n’a plus peur d’écrire des chansons d’amour vulnérables (It’s Only Love, Easy Street), ou en mode folk épuré (From the Cliff). Le falsetto bowiesque s’accompagne d’arrangements de cordes et de cuivres baroques sur les classieux Phantom Limb et Where the Goth Girls At ?, un virage sensuel qui n’est pas sans rappeler celui des Arctic Monkeys avec Tranquility Base Hotel and Casino (2018). Rare envolée électrique, le stonien Insignificant Other mérite le détour, ainsi que Sunday, originellement composée pour Iggy Pop sur Post Pop Depression (2016). Courageux et touchant, Perfecth revendique ses imperfections, et finit par séduire. Franck Colombani
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