Culture

Une « Cenerentola » mi-figue, mi-raisin à l’Opéra de Dijon

Une « Cenerentola » mi-figue, mi-raisin à l’Opéra de Dijon

Donné jusqu’au 10 novembre, dans une nouvelle production, en ouverture de la saison de l’Opéra de Dijon, La Cenerentola est l’un des opéras les plus populaires de Gioachino Rossini (1792-1868). Sans doute parce que son intrigue est librement adaptée de la célèbre Cendrillon, de Charles Perrault. Principalement attachés au comique de l’histoire, le compositeur et son librettiste, Jacopo Ferretti (1784-1852), ont détourné la source française sur bien des plans.

Pas de fée (la marraine) pour permettre à la « souillon » de jouer les reines de beauté au bal, mais un philosophe, Alidoro, qui ne pratique pas la magie mais la bonté divine. Pas de carrosse transformé en citrouille, pas de minuit fatidique ni de pantoufle de vair perdue en chemin, mais un bracelet en argent qui vaudra à Angelina, dite « Cenerentola », de damer le pion à ses sœurs, Clorinda et Tisbe, au grand dam de leur père, le baron Don Magnifico.

Au travestissement de l’humble Cendrillon pour apparaître en demoiselle de qualité, le soir du bal, s’ajoute l’échange de vêtements entre le prince, Don Ramiro, et son valet, Dandini, à l’occasion d’une visite incognito au baron veuf (substitut de la marâtre). Au milieu de l’acte II, on peut assurément valider le constat effectué par le sextuor des personnages principaux au sujet de l’histoire : « C’est un embrouillamini inextricable. Plus on le démêle, plus on l’emmêle. Plus on le débrouille, plus on l’embrouille. »

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