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Suisse-Algérie : Riyad Mahrez, le talent brut qui n’a jamais cessé de croire en lui

Suisse-Algérie : Riyad Mahrez, le talent brut qui n’a jamais cessé de croire en lui

Pour la première fois depuis le début du XXIe siècle, la Coupe du monde de football accueillait trois sélections dont la moyenne d’âge dépasse les 30 ans : le Panama, l’Iran et la Colombie.

Les vieux messieurs semblent d’ailleurs se porter plutôt bien, à l’exception, peut-être, du gardien allemand Manuel Neuer, 40 ans, et du Brésilien Neymar, 34 ans, en attendant d’en savoir plus sur sa forme réelle. Car après des débuts poussifs, Cristiano Ronaldo, 41 ans, a presque réussi à faire taire les critiques sur son utilité au sein de la sélection portugaise ; le Croate Luka Modric, 40 ans, est devenu le passeur décisif le plus âgé de l’histoire du tournoi ; le Belge Romelu Lukaku, 35 ans, a trouvé le chemin des filets quand il le fallait face au Sénégal pour envoyer les Diables rouges en huitièmes de finale ; et le Brésilien Casemiro, 34 ans, a brillé en seizièmes de finale face au Japon.

L’Algérien Riyad Mahrez, 35 ans, lui, y est même allé de son doublé face à l’Autriche, le 27 juin, en clôture de la phase de groupes du tournoi. C’est surtout son deuxième but, ce jour-là, qui a fait parler : une action étonnante dans une fin de rencontre étonnante, où aucune des deux équipes, alors à égalité et assurées de poursuivre leur aventure dans la compétition, n’avait à faire le jeu. Dans le temps additionnel, Houssem Aouar a poussé le ballon vers son capitaine, qui, seul face au but, ne pouvait pas manquer la cible. « J’ai respecté le football », a curieusement dit Riyad Mahrez après la rencontre, l’air presque embarrassé.

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