Culture

Tom Fontenille, réalisateur : « Si Bolloré prend tout, un certain pan du cinéma indépendant n’existera plus »

Tom Fontenille, réalisateur : « Si Bolloré prend tout, un certain pan du cinéma indépendant n’existera plus »

Il a réalisé l’un des plus beaux films vus au Festival de Cannes cette année. Cœur secret, présenté à l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID), est un documentaire sur une famille disloquée où le cinéma joue un rôle moteur pour aider à réparer ce qui est abîmé et accompagner l’émancipation des êtres. Tom Fontenille s’est servi de sa caméra pour se reconnecter à son père, qui s’est elle-même appuyée sur le film en cours de fabrication pour devenir Lilou, une femme épanouie et libre.

Le jeune réalisateur, signataire de la tribune anti-Bolloré, insiste sur l’importance de créer de nouveaux imaginaires et s’inquiète d’une profonde remise en cause du système de financement de la culture au détriment des plus fragiles.

Comment avez-vous commencé à travailler sur votre famille, qui est l’objet de vos deux derniers films ?

Ces documentaires sont venus de façon très viscérale. Avec ma sœur, on se dit parfois en rigolant qu’on a quand même de sacrées histoires à raconter dans notre famille, mais en même temps, pas tant que ça. Dans Cœur secret, par exemple, des choses incroyables se passent, notamment la transition de mon père, mais le cœur du film n’est pas à cet endroit-là.

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