Tour de France 2026 : la canicule pousse le syndicat des coureurs à réclamer l’adaptation des horaires des étapes
A l’arrivée de la huitième étape du Tour de France 2026, samedi 11 juillet à Bergerac (Dordogne), l’épisode caniculaire qui sévit en France depuis plusieurs jours avait laissé des stigmates sur les coureurs. A commencer par le vainqueur du sprint final, Tim Merlier, ou son dauphin de l’épreuve, Biniam Girmay, forcés de se réfugier dans le centre de presse à l’arrivée, pour tenter de refroidir leurs organismes, proches de la rupture.
Dans la foulée, l’organisation de la plus prestigieuse épreuve cycliste a décidé d’une mesure exceptionnelle, en choisissant de raccourcir la neuvième étape, dimanche sur les routes de Corrèze, rabotée de 30 kilomètres. Le départ n’en a toutefois pas été différé, et le peloton s’est élancé aux heures les plus chaudes, peu avant 14 heures. Face à cela, le syndicat des coureurs – Cyclistes Professionnels Associés (CPA) – a réclamé dans un communiqué une évolution à l’avenir des « heures de départ des courses estivales », afin de « protéger la santé des athlètes ».
« Face à la fréquence croissante des vagues de chaleur extrême », le CPA, la seule association globale de coureurs reconnue par l’Union Cycliste Internationale (UCI), a appelé à la tenue « des discussions avec toutes les parties prenantes cet hiver pour trouver une solution avant la saison 2027 », rappelant que « les coureurs restent pleinement déterminés à offrir le meilleur spectacle possible, mais [que] cela doit aller de pair avec une adaptation aux réalités climatiques auxquelles le cyclisme est désormais confronté »
Si le choix d’avoir raccourci la neuvième étape a été jugé « compréhensible » et « responsable » par le CPA, le syndicat des coureurs a toutefois déclaré vouloir être davantage associé « aux discussions qui affectent directement la santé et la sécurité du peloton ». Dans la continuité, les représentants du CPA ont également annoncé s’être réunis au matin de la neuvième étape avec le président du jury, ainsi que les organisateurs, pour obtenir « une augmentation supplémentaire de 2 % des délais », pour les coureurs retardés lors de l’étape de dimanche.