L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Tout va super, pour Elie (Hakim Jemili). Ou presque. Superstitieux, le jeune homme se méfie des bonnes nouvelles, comme si le pire était toujours à venir. En ce soir de réveillon de fin d’année, il vient pourtant de faire la rencontre d’Anaïs (Marie Colomb), une séduisante mixologue qui ne semble pas insensible à ses charmes.
Et surtout, il a appris quelques heures plus tôt de la bouche du docteur Ackerman (Camille Chamoux) que sa mère, Sylvaine (Noémie Lvovsky), qu’il accompagne depuis cinq ans dans sa lutte contre le cancer, est en rémission. Statistiquement, les risques de rechute à court terme sont très faibles, explique la professionnelle. Mais la vie, ils vont l’apprendre, n’est pas toujours affaire de raison ou de mathématiques. Elie se trouve très vite tiraillé entre son rôle d’aidant auprès de sa mère en rechute et cette relation naissante avec Anaïs.
Inspiré pour partie de la propre histoire familiale de Patrick Cassir (Premières vacances, 2019 et Un mariage sans fin, 2025), Tout va super saisit avec une certaine finesse les difficultés de ceux qui accompagnent au quotidien les malades. La disponibilité que ça exige, le stress que ça génère, la nécessité d’anticiper les difficultés, le désir de contrôle qui peut virer à une forme d’infantilisation… Et si le long-métrage assume la gravité de son sujet et ce qu’il peut charrier d’émotions, il n’en oublie jamais la légèreté, notamment lors des deux premières séquences, merveilles d’écriture de comédies de situation finement dialoguées qui lancent Tout va super sur les chapeaux de roues.
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