L’AVIS DU « MONDE » - POURQUOI PAS
L’AVIS DU « MONDE » - POURQUOI PAS
Les adaptations en prise de vue réelle Disney posent un sacré défi à la critique. Comment juger des œuvres dont la principale raison d’exister est en premier lieu un calcul économique ? Au point de se résumer parfois à être de simples répliques, au moins en termes de narration, des films dont ils s’inspirent. Après une première vague dans les années 1990-2000 (Le Livre de la jungle, Les 101 Dalmatiens), le studio américain s’est lancé depuis une dizaine d’années dans une entreprise d’adaptations plus systématique (Dumbo, Aladdin, Le Roi Lion, Mulan, Pinocchio, La Petite Sirène, Lilo et Stitch…), réduisant de plus en plus l’écart de temps qui sépare l’original de la copie − seulement une petite décennie dans le cas de Vaïana : la légende du bout du monde.
Et les enjeux financiers sont immenses. La version animée de Vaïana : la légende du bout du monde avait coûté en 2016 près de 175 millions de dollars et en avait rapporté 640 millions de dollars à l’international. En 2024, sa suite, Vaïana 2, avait réalisé le meilleur lancement de tous les temps pour un film d’animation en France, cumulant au bout de son exploitation plus de 8 millions de spectateurs. Le remake en prise de vue réelle a coûté encore plus à produire que l’original : 200 à 250 millions de dollars. Preuve que Disney croit fortement à sa formule. En 2025, l’adaptation de Lilo et Stitch avait réalisé plus d’un milliard de dollars de recettes au box-office dans le monde.
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