Culture

A la Fondation Louis Vuitton, les formes étranges du « toucheatouiste » Gustave Fayet

A la Fondation Louis Vuitton, les formes étranges du « toucheatouiste » Gustave Fayet

Tableaux de Paul Cézanne au mur et blouse de peintre sur le dos : dès l’entrée de l’exposition de la Fondation Louis Vuitton, à Paris, consacrée jusqu’au 8 mars 2027 à Gustave Fayet (1865-1925), trône un autoportrait de ce collectionneur d’art qui s’est rêvé toute sa vie en artiste.

Cette toile manifeste est datée de 1901. Il a alors 36 ans et, seul héritier depuis quelques mois des riches propriétés viticoles paternelles, à Béziers (Hérault), il commence une collection de tableaux qui fera son renom. Gauguin, Van Gogh, Pissarro, Redon… : autant de chefs-d’œuvre de l’art moderne auxquels la fondation réserve trois niveaux de son musée en forme de navire géant, conçu par l’architecte américano-canadien Frank Gehry (1929-2025). Le dernier étage recèle, lui, une surprise : les talents méconnus de Gustave Fayet, créateur protéiforme et entrepreneur audacieux, incarnés en 350 objets, pour la plupart inédits.

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