L’accès à l’Opéra Bastille, jeudi 8 octobre, s’est avéré compliqué en raison de la manifestation des lycéens sur la place. Alexander Neef, administrateur de l’Opéra de Paris, monté sur l’avant-scène, a souligné le travail des équipes d’accueil, avant de déclarer avec humour : « L’opéra de Wagner est très long. Une fois le spectacle terminé ici, espérons qu’il le sera aussi dehors… » Le Crépuscule des dieux commencera finalement avec juste un quart d’heure de retard.
Débutée en janvier 2025, avec L’Or du Rhin, la production de L’Anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelungen), de Richard Wagner, confiée à Calixto Bieito s’achève avec une relecture du Crépuscule des dieux qui sera donnée jusqu’au 18 octobre. En janvier 2026, Siegfried, le précédent volet du cycle mis en scène par l’iconoclaste Catalan, avait donné l’impression d’évoluer dans un monde présenté à l’envers. Des arbres enracinés dans les cintres, qui poussent de haut en bas, un dragon de parc d’attractions qui fait sourire au lieu de terroriser, un couple, Siegfried et Brünnhilde, séparé à la fin non par le feu, mais par la glace… Calixto Bieito préparait-il ainsi le terrain à l’inversion radicale des rôles dans la gestion de l’univers que sacralise le Crépuscule des dieux ?
Il vous reste 79.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.