Au moins un point fait-il consensus à l’éducation nationale depuis l’intense canicule qui a sévi sur la France entre le 17 et le 28 juin : le calendrier des examens doit s’adapter aux vagues de chaleur. Plus aucune épreuve « n’aura lieu l’après-midi à compter de la prochaine session. En 2027, les élèves qui passent le bac et le brevet ne le passeront que le matin, que ce soit pour les oraux ou les écrits », a affirmé le ministre de l’éducation, Edouard Geffray, dimanche 28 juin sur Franceinfo, comme il le fait depuis quelques jours. Dans la mécanique millimétrée des examens, le ministre ouvre un chantier qui dépasse la seule question des horaires.
La situation n’est plus tenable. Dans la semaine du 22 juin, plus de 10 000 oraux de français ou épreuves de grand oral ont été reportés et si « 700 000 jeunes » ont pu passer leur examen « à la date et à l’heure convenues », comme l’évoque le ministre, les conditions d’audition étaient pour le moins précaires. Déménagement en cours de journée dans les salles moins exposées au soleil voire dans un parking souterrain à Rueil-Malmaison (Yvelines), comme l’a rapporté l’Agence France-Presse, prêts de ventilateurs par les parents d’élèves ou par les enseignants eux-mêmes… Les lycées ont dû improviser face aux températures élevées des salles de classe, en raison d’un bâti scolaire en grande partie inadapté aux fortes chaleurs. Les syndicats d’enseignants ont fait état de malaises de professeurs et d’une explosion des signalements au registre de santé et sécurité au travail.
Il vous reste 69.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.