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Affaire Lyhanna : la députée Renaissance Laure Miller dit avoir « honte » de « l’image déplorable » donnée par l’Assemblée

Affaire Lyhanna : la députée Renaissance Laure Miller dit avoir « honte » de « l’image déplorable » donnée par l’Assemblée

La mort de Lyhanna, 11 ans, était au cœur de la séance des questions au gouvernement, mardi 10 juin, à l’Assemblée nationale. Un peu plus d’une heure après la minute de silence observée dans l’hémicycle en hommage à l’enfant, Laure Miller, députée Renaissance (Marne), a exprimé sa lassitude et sa colère face aux débats suscités par le drame : « Je n’ai plus du tout envie de suivre mon propos parce que j’ai honte de l’image qu’on donne ».

Au lendemain de manifestations organisées devant le ministère de la justice et plusieurs tribunaux, l’élue a regretté que ses collègues députés et les responsables politiques dans leur ensemble cherchent avant tout à désigner des responsabilités individuelles. « On se renvoie la balle comme des gamins dans une cour d’école », a-t-elle lancé, appelant à un travail transpartisan sur les défaillances mises en lumière par ce drame.

« J’imaginais, avec beaucoup de naïveté sans doute, [que les députés] allaient enfin être constructifs parce que c’est ce que les gens attendent de nous sur un sujet comme celui-ci : qu’on se mette tous autour d’une table pour travailler pour nos enfants », a souligné Laure Miller, avant de s’« excuser » de « l’image déplorable » renvoyée par l’Assemblée.

« On se renvoie la balle »

« Ce n’est pas un sujet politicien, mais un sujet de grande ampleur », a-t-elle martelé, estimant que les Français attendaient avant tout des réponses et des propositions. « Ce qu’on est en train de donner à voir, c’est un désastre », a-t-elle ajouté.

S’adressant ensuite au premier ministre, Sébastien Lecornu, elle l’a appelé à réunir « des hommes et des femmes de bonne volonté » afin de travailler à une meilleure protection de l’enfance, au-delà des clivages politiques.

Au cours des débats, les critiques se sont notamment concentrées sur le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, et le garde des sceaux, Gérald Darmanin, accusés par certains élus de ne pas avoir pris la mesure des défaillances ayant conduit à cette issue tragique. « Tous vos ministres qui nous parlent sans argent, ce n’est que du vent », a notamment dit la députée (Les Ecologistes) du Rhône Marie-Charlotte Garin.

Dans un contexte où l’Assemblée demeure dépourvue de majorité claire, Laure Miller a également dit souhaiter que les mois à venir puissent être consacrés à ce sujet plutôt qu’aux affrontements partisans. La veille, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, avait demandé l’inscription à l’ordre du jour d’une proposition de loi transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles, soutenue par plus d’une centaine de députés.

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