Cela faisait trois jours que Luc Barruet, directeur de Solidays et fondateur de l’association Solidarité Sida, travaillait main dans la main avec le gouvernement (ministère de l’intérieur et Matignon) et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), pour réduire les risques de malaise lors du festival. Les 6 000 bénévoles qui travaillent depuis deux semaines sous des températures exceptionnelles devront démonter les scènes dès le dimanche 28 juin.
Lors de votre conférence de presse, vous avez estimé vos pertes financières à 3 millions d’euros, d’où proviennent-elles ? Du manque à gagner ?
Oui, c’est ce qu’on appelle les recettes d’exploitation, c’est l’argent qu’on génère au travers de l’exploitation du festival, ce qui comprend la billetterie – nous attendions 220 000 personnes sur le site –, le merchandising, la restauration…
Avec les assurances, si tout le monde est bienveillant et volontaire, le mieux qu’on puisse obtenir, c’est le remboursement des charges (la production, la promotion et les rémunérations). Ensuite, la question sera de voir si on est soutenu sur les pertes d’exploitation. Un exemple : les tee-shirts, nous les avons fabriqués, mais nous ne pourrons pas les vendre.
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