La première épreuve du brevet des collèges s’est donc bien tenue, malgré la canicule historique qui écrase la France depuis plus d’une semaine. Quelque 850 000 élèves de troisième ont passé, vendredi 26 juin au matin, leur écrit de français, l’examen ayant été maintenu, avec quelques aménagements d’organisation.
Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, avait notamment laissé la possibilité de laisser deux « pauses fraîcheur » de quinze minutes entre les différents exercices. « Un examen national avec épreuve unique, sur une journée donnée, on essaye quand même de le maintenir, en l’occurrence le matin, c’est ce qui m’a conduit à le faire », a-t-il défendu sur BFM-TV, assurant que « tous les élèves » avaient passé leur examen. Il a reconnu que les conditions de passation étaient « objectivement difficiles », mais a dit « ne pas regretter » le maintien d’une épreuve dont il estimait le report trop contraignant pour les élèves et l’éducation nationale.
Dans les collèges, la diversité des conditions dans lesquelles s’est déroulée l’épreuve est à l’image des disparités territoriales concernant l’état du bâti scolaire et des équipements fournis par les collectivités. Ceux qui le pouvaient ont installé les élèves dans les zones les plus fraîches de leur établissement, notamment en sous-sol. Certains étaient dotés de climatiseurs. Beaucoup d’autres ont travaillé dans des pièces surchauffées depuis une semaine, où la température excédait 30, voire 35 °C.
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