Économie

Après l’échec du SCAF, l’avenir très sombre du projet de char du futur franco-allemand

Après l’échec du SCAF, l’avenir très sombre du projet de char du futur franco-allemand

Même si l’événement est consacré aux armements terrestres, l’échec du projet d’avion franco-allemand que Dassault Aviation et Airbus devaient fabriquer pour le système de combat aérien européen du futur (SCAF) plane au-dessus d’Eurosatory, le salon international de la défense qui s’est ouvert, lundi 15 juin, à Villepinte (Seine-Saint-Denis). L’abandon du plus grand programme de coopération militaire entre la France et l’Allemagne pourrait avoir des conséquences négatives pour toute l’industrie européenne de la défense et renforcer les logiques nationales, au moment où Paris et Berlin augmentent le budget de leurs armées avec l’espoir que cela profite d’abord à leurs entreprises.

« Je crois fermement à la coopération européenne car je pense que c’est l’une des solutions clés pour garantir l’efficacité. Ainsi, tout projet européen qui échoue, comme le SCAF, est une très mauvaise nouvelle pour l’Europe », s’est inquiété Jean-Paul Alary, le directeur général du groupe franco-allemand KNDS, numéro un européen de l’armement terrestre, lors d’une conférence de presse organisée à Eurosatory. Père du char Leclerc et du canon Caesar, l’industriel produit aussi, côté allemand, le blindé Leopard 2 en coopération avec Rheinmetall.

Il vous reste 80.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué