Donald Trump avait lancé un ultimatum aux Européens : le président américain leur donnait jusqu’au 4 juillet, jour des célébrations des 250 ans des Etats-Unis, pour valider l’accord commercial conclu entre les deux parties, en juillet 2025. Jeudi 16 juin, le Parlement européen a, comme les Etats membres fin mai, donné son aval au texte, en acceptant que la plupart des importations américaines soient désormais exonérées du moindre droit de douane. Ce faisant, il clôt une saga de près d’un an et offre à la Maison Blanche un réel motif de satisfaction.
Par 440 voix pour, 151 contre et 50 abstentions, les eurodéputés ont décidé de supprimer les droits de douane sur l’ensemble des biens industriels exportés par les Etats-Unis vers l’Union européenne (UE) et d’offrir un accès préférentiel au marché intérieur pour un large éventail de produits agricoles américains. Par 444 voix pour, 152 contre et 54 abstentions, ils ont aussi prolongé l’exemption de taxes pour le homard américain importé et étendu son champ d’application au homard transformé.
Le 27 juillet 2025, sur le golf écossais de Turnberry de Donald Trump, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’était réjouie, pouce levé devant les photographes, d’un accord qui était pourtant déséquilibré, en défaveur de son camp. En échange de la concession des Vingt-Sept, que viennent donc d’acter les eurodéputés à Strasbourg, il prévoit que les produits européens vendus outre-Atlantique soient, pour leur part, taxés à 15 %.
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