Au défi de la canicule, les urgences de Metz-Thionville s’attendent à un week-end « tendu » : « Désormais, nous recevons des victimes directes de coups de chaleur »
Au premier coup d’œil, c’est la couleur cramoisie de son visage qui surprend. Il est 16 h 15 et l’homme qui vient d’arriver aux urgences de Metz-Thionville « a une température de plus de 40 °C », observe Pierre Godfrin, le médecin urgentiste chargé de la salle d’accueil des urgences vitales. Derrière le tout juste sexagénaire, un monitoring fait de courbes rouges et de chiffres bleu raconte que son corps ne va vraiment pas bien. Une perfusion, dans chaque bras, des poches de glace sous les aisselles, il est allongé sur un lit de glace, bricolé par les équipes avec un bac plastique qui sert d’ordinaire à baigner les malades.
« Là, on “déchoque”. L’objectif est de le refroidir rapidement, avant que son cerveau ne soit endommagé », observe Benjamin Schneider, le second médecin urgentiste. L’homme est conscient, mais confus, désorienté, se trompant sur le jour et ne comprenant pas vraiment où il se trouve.
Une heure avant, ce lit de glace artisanal attendait un homme âgé de 50 ans victime d’un malaise en plein centre-ville de Metz au volant de sa voiture, son corps à plus de 41 °C à l’arrivée des secours. Mais comme ce dernier a été « refroidi » dès sa prise en charge sur la voie publique, par un médecin, il a été dirigé directement vers le service de réanimation, sans passer par les urgences.
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