Culture

Au festival d’Avignon : François Gremaud montre avec « Mon frère » qu’un autre monde est possible

Au festival d’Avignon : François Gremaud montre avec « Mon frère » qu’un autre monde est possible

Tout est beau dans Mon frère. Si beau que ce spectacle, acte de résistance fraternel et optimiste, peut déclencher des larmes… de joie. Quand les Suisses François et Christian Gremaud font ce geste tout simple de se serrer dans les bras, ils dégagent une chaleur humaine qui nous serre le cœur et nous rappellent le besoin impérieux de mettre un peu de lueur dans la noirceur du monde.

François et Christian sont deux frères. Le premier, l’aîné, est comédien, auteur, metteur en scène (connu pour ses conférences-spectacles revisitant de grandes figures tragiques comme Phèdre, Carmen ou Giselle) et entendant. Le second est diplômé en sciences de l’éducation et économie politique, traducteur et enseignant en langue des signes française et sourd de naissance.

Il a beau ne pas être comédien, Christian occupe le centre de la scène tandis que François se tient, sur le côté, à jardin, de profil, immobile. L’un s’exprime en langues des signes, l’autre traduit. Et cette simplicité scénographique fait des merveilles. « Mon frère c’est moi et lui, c’est mon frère », résume François. Inséparables depuis l’enfance, aux physiques et caractères semblables, ils ont grandi ensemble malgré la surdité qu’ils ne partagent pas mais qu’ils surmontent.

Il vous reste 65.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué