Culture

Au MuCEM de Marseille, le retour de Pierre-Olivier Costa est jugé « surréaliste »

Au MuCEM de Marseille, le retour de Pierre-Olivier Costa est jugé « surréaliste »

Derrière une large banderole « MuCEM en danger », une partie des salariés du Musée des civilisations d’Europe et de la Méditerranée défilent, jeudi 5 novembre, au milieu de dizaines de milliers de Marseillais réunis contre la vie chère. S’ils adhèrent aux revendications nationales concernant salaires et pouvoir d’achat, les agents du seul musée national installé à Marseille sont aussi là pour afficher leur courroux contre le retour à la présidence de leur établissement de Pierre-Olivier Costa. Suspendu pendant quatre mois par le ministère de la culture, une procédure rare, il a repris ses fonctions, lundi 2 novembre, comme si rien ne s’était passé. Dans un échange avec l’Agence France Presse, « POC » comme on le surnomme, a fait savoir qu’il revenait « pour prendre des décisions, faire des délégations de signatures, pour faire travailler ce musée ».

« Le musée a travaillé quatre mois sans lui et plutôt bien », s’agace une conservatrice qui souhaite reste anonyme. Croisée dans la manifestation, badge « MuCEM en colère » au revers de sa veste, elle décrit l’atmosphère depuis le départ de la présidente par intérim, Anne-Marie Le Guével. « C’est à la fois l’ébullition et la sidération. Une situation surréaliste. A la fois par l’intention du président de reprendre ses fonctions et par l’inertie et le silence du ministère de la culture face à nos demandes d’explications. Pour nous, la suite avec “POC” est presque inimaginable. 85 % des agents ne veulent plus de lui », explique-t-elle.

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