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À l’écart de la mobilisation lycéenne, les jeunes apprentis sont aussi inquiets pour leur avenir

Dans leur salle de classe aux allures de boutique spécialisée dans l’animalerie, Célia Rastello et Stéphane Dalle manipulent avec aisance les équipements – aquariums et terrariums –, jusqu’à prendre un serpent python réticulé – inoffensif – dans leurs mains. Ils sont tous les deux en mastère « Manager des équipes et du marketing » dans une Maison familiale rurale (MFR), à Marguerittes (Gard), près de Nîmes.

Ce cursus leur permet de suivre une formation en alternant enseignement en classe – entre 18 et 20 semaines – et immersion en entreprise le reste du temps. Un choix de cursus particulier où ces étudiants-salariés n’ont pas de vacances scolaires et reçoivent un salaire. « Sans cette formation, je ne sais pas ce que j’aurais fait », admet Célia Rastello, 23 ans.

Le jeudi 15 octobre, avec les jeunes de sa classe, elle a participé à une action. Ce jour-là, en Occitanie, 18 centres de formation professionnelle et d’apprentissage et près de 4 000 apprentis ont suspendu les cours pendant deux heures pour alerter sur les conséquences des baisses de dotation annoncées par l’État pour 2027.

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