Culture

Avec « Ercole amante », l’Italienne Antonia Bembo, compositrice du Roi-Soleil, fait une entrée remarquée à l’Opéra de Paris

Avec « Ercole amante », l’Italienne Antonia Bembo, compositrice du Roi-Soleil, fait une entrée remarquée à l’Opéra de Paris

Un opéra de 1707 oublié depuis plus de trois cents ans redécouvert à la Bibliothèque nationale, une compositrice italienne inconnue réfugiée à la cour de France, le tout attaché à la figure du Roi-Soleil : l’histoire elle-même semble tisser un synopsis et une dramaturgie. En clôturant sa saison avec la première scénique française d’Ercole amante, d’Antonia Bembo (v. 1640-v. 1720), l’Opéra de Paris créé un événement. En témoigne, le 2 juin, le nombre de mélomanes en quête de billets devant l’Opéra Bastille.

Véritable engouement ou conséquence d’une première annulée, une catégorie de personnel s’étant mise en grève le 28 mai sur fond de revendications salariales ? Sur le plateau, la seule revendication d’Hercule amoureux n’est autre que d’épouser la jeune et jolie Iole, pourtant déjà fiancée à son fils, Hyllus. La metteuse en scène britannique Netia Jones ne l’a jamais caché : pour elle, la cause des femmes est entendue, et la question du consentement posée sur la table. Mais le traitement qu’elle en fait, ni prosélyte ni dogmatique, agit par petites touches, à la manière d’un subtil laminoir.

Il vous reste 81.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué