Culture

Avec « Spirales », Dominique A fait remonter sa mémoire rock et nantaise

Avec « Spirales », Dominique A fait remonter sa mémoire rock et nantaise

C’est une caverne d’Ali Baba à rendre baba tout fada d’instruments de musique vintage. Cachée derrière un pavillon anonyme de Rezé, commune de l’agglomération nantaise. En cette belle journée d’octobre s’affaire dans Le Garage hermétique le chef mécanicien Nicolas Moreau. Son atelier de réparation – d’une copie italienne millésimée sixties de guitare électrique Gibson ou d’un synthé japonais des années 1980 – s’étale le long du couloir menant au studio d’enregistrement. « Je récupère tout ce que je peux, d’Emmaüs ou d’ailleurs, on remet en état ces machins et on les refile aux musiciens, on est éco-compatibles », explique-t-il devant des ondes Martenot (un des plus anciens instruments de musique électronique) que la chanteuse et musicienne nazairienne Zaho de Sagazan, révélation de l’année 2023, est venue essayer.

Comme l’attestent stickers et photos, ce jovial moustachu a vu défiler sous sa casquette la scène musicale nantaise depuis les années 1990 : on y voit Philippe Katerine, bien avant qu’il ne devienne une célébrité mondiale lors des Jeux olympiques de Paris 2024 en Dionysos nu et bleu, les logos de Zabriskie Point, groupe punk dont le chanteur était l’écrivain François Bégaudeau, ou les soulmen de Malted Milk…

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